vendredi 18 septembre 2009

Splendeurs envoûtantes

























Les voûtes apparaissent à beaucoup comme des objets de fascination.

Fascination pour les vaisseaux de pierre qui défient la pesanteur, fascination pour ces structures qui pèsent leur lourde charge sur des murs qui parfois deviennent au fil des siècles de simples ossatures évidées de larges baies.

La naissance des voûtes suit de peu l’apparition de l’architecture. Les premières voûtes sont en terre, puis en briques ou en bois, en pierre. Prolongement des énergies telluriques, elles déversent sur nous l'alliance subtile de ces énergies de la terre avec celles cosmiques, qui viennent du ciel, d'où "l'envoûtement" ressenti à l'intérieur de certains édifices particulièrement bien construits, véritables bains d'énergies cosmo-telluriques.

Couronnement physique et symbolique d’une église, la voûte s’impose comme un élément essentiel de l’édifice. Elle est construite après la charpente et la couverture qui mettent le chantier hors d’eau et assurent des points d’ancrage aux instruments de levage. Terminer les voûtes, c’est terminer le chantier. Moment de consécration, verdict ultime de solidité, la fin du chantier est un moment d’appréhension, summum des émotions…

Des voûtes dont on a tant douté, tant redouté l'écroulement ou l'affaissement, et qui sont toujours debout à ce jour...

Un petit album VOUTES nous livre des vues étonnantes de voûtes des églises et abbayes européennes. Voûtes en berceau, voûtes d'arêtes, voûtes d'ogives, voûtes baroques, coupoles, voûtes peintes, voûtes en ruines, voûtes en restauration... Un livre de photos, carré, bien illustré, qu’il fait bon de laisser sur le bord du guéridon ou au creux d’un vieux fauteuil, à savourer avec un thé, au coin du feu, dans le début de l’automne. Aux éditions Gaud, 15 €.