vendredi 14 novembre 2008

Le temps des anges...

Je voudrais clarifier ce que je comprends sous le mot ange.

Depuis que l’homme a acquis un certain degré de conscience il a connu cet être spirituel sous différents noms :
- au japon, c’est Kami
- dans l’hindouisme, Deva
- dans l’ancien Iran, Daena ou Fravarti
- dans la Grèce antique, Genios
- et Socrate parlait de son Daimon
- la tradition hébraïque le nomme Malach
- la chrétienne Angelos ou Ange
- et un journaliste jungien m’a récemment demandé si ce n’était pas la projection de mon inconscient…

Toutes ces dénominations n’ont aucune importance. Ce qui est capital est ceci : Comment cet être spirituel agit-il en moi ? S’il m’aide à devenir plus conscient de moi-même et de ma tâche sur terre, à trouver mon indépendance, même face à lui, à me sentir non seulement créature, mais aussi créateur, à me délivrer de mon attachement au passé, mais aussi de ma peur du futur, et à vivre intensément l’instant présent ; à être responsable de moi-même autant que de l’univers entier ; alors c’est une force de l’amour divin, c’est mon pareil de lumière et moi je suis son pareil plus dense sur terre.

L’ange pour moi est ma moitié vivifiante
Et moi, je suis sa moitié vivifiée.
Il est ma préfiguration dans l’invisible et moi je suis sa figuration dans le visible.
Il est mon pareil intemporel et moi je suis son pareil limité dans le temps.
Il est mon complément intuitif dans l’esprit et moi je suis son complément exécutif dans la matière.
Il est mon corps de lumière, et moi je suis son corps de matière.

Texte de Gitta Mallasz

A lire : Dialogues avec l’Ange, aux Editions Aubier

Illustration : Uriel, dessin au pastel de Catherine Mazarguil