samedi 1 juin 2019

Satprem : le vrai cri de la vie

Nous ne connaissons pas les ressorts secrets de la vie, ce qui pourrait changer un destin, ou un monde. Les grands secrets sont si simples qu'on ne les voit pas du tout comme l'oiseau mêlé à son feuillage
et qui jette son cri soudain,
et tout s'émeut,
et vit autrement.

Je vois si clair maintenant dans le destin des hommes et leur pouvoir caché - transparent. J'entends au loin la voix poignante d'Euripide : « Un chemin est là et nul ne le voyait », j'entends la voix tendre d'Antigone : « Privée des pleurs, des miens, selon quelle justice je dois descendre dans ce cachot creusé, dans ce tombeau inouï, Io ! rejetée infortunée, par les vivants et par les morts, ni vivante ni cadavre »... Io ! Son cri se répète et se répète, j'entends du fond des âges ce cri sur nos lèvres, maintenant, porté jusqu'à nous par tant de millions de peines, et je sais le secret... si simple que nul ne l'entend.

À quoi songes-tu, frère humain ? Là, dans ta rue de n'importe quand. Car c'est ce songe que tu deviens. Quel est ton cri, là, dans le remue-ménage de tous les jours ? Car c'est ce cri qui fait être - être quoi ? Un homme, un singe, une bête par millions ? ou un autre être inouï, Io ! Qui va sortir de son cachot ?

C'est si simple qu'on y pense pas.
Alors, à toi frère qui cherches, frère qui n'y penses pas, j'aimerais te dire ce battement de coeur de ton coeur, si futile et si puissant - si seulement tu y songes un instant au lieu de battre pour rien. Alors, sans rime ni raison, autre que mon amour pour rien, je te dis :

Ta peine dans la rue
et la cohue
n'est pas en vain.
Ne sais-tu pas
que nous venons
d'ailleurs.
Rappelle-toi, rappelle-toi.
Là, sur le boulevard des malheurs
appelle-le, appelle-le
ce grand Jour oublié
ce grand Vaste perdu.

Décrasse ta vieille nuit
mensongère.
Décrasse tes savoirs, tes peines,
tes futilités ressassées,
tes rien-du-tout de nulle part.
Crie, crie-le ce cœur
de ton cœur
et il viendra t'embrasser
combler ta peine, ta nuit, ton rien
et te saisir d'une douceur
inattendue
comme au début des Temps
comme si rien n'avait été
jamais,
ni su ni compris
sauf cet émoi
d'aucune langue, aucun âge
ce ressort tout-puissant
d'une seconde qui bat vraiment.
Car c'est le temps du tout-possible.
Car c'est le Temps d'un autre Âge

si tu veux, si tu y songes
vraiment.
Attrape, attrape le fil doré,
là, maintenant,
sur ton boulevard des Malheurs
et crie ton cri
VRAI,
et ta tombe s'ouvrira,
et le Destin sera changé.

Extrait de EVOLUTION II, Après l’Homme, qui ? Mais surtout, comment ? de Satprem, aux Editions Robert Laffont.

vendredi 4 janvier 2019

lundi 24 décembre 2018

samedi 13 octobre 2018

La Beauté





Let beauty be your constant ideal
The beauty of the soul
The beauty of sentiments
The beauty of thoughts
The beauty of action
The beauty in the work
So that nothing comes out of your hands which is not an expression of pure and harmonious beauty.

And the Divine Help shall always be with you

/ by The Mother


Que la beauté soit votre idéal constant
La beauté de l'âme
La beauté des sentiments
La beauté des pensées
La beauté de l'action
La beauté dans le travail
Pour que rien ne sorte de vos mains qui ne soit l'expression d'une beauté pure et harmonieuse.

Et l'aide divine sera toujours avec vous.

/ Texte de La Mère



En illustration : Le Prince Jardinier (rosier buisson) en compagnie d'Eric Tabarly (rosier grimpant)... en direct du jardin de Mudita !
 

mercredi 23 mai 2018

Les vêtements et objets personnels de Frida Kahlo à Londres - Eté 2018




Le musée d’art et design Victoria & Albert à Londres accueille cet été une exposition de plus de 200 vêtements et objets intimes de Frida Kahlo



Ces « petites choses » du quotidien de l’artiste n’ont jamais été exposées auparavant et offrent une nouvelle perspective sur l’histoire fascinante de cette femme peintre.


Conservés dans son humble demeure, la Maison Bleue à Mexico, par son mari Diego Rivera, plus de 200 objets personnels sont ainsi présentés tout l’été 2018.


Sa vie : une vie de souffrance et l'art contre la souffrance

L’autoportrait devient sa technique favorite après l'accident de bus dévastateur dont elle est victime à 18 ans et qui lui laissera de graves séquelles. Alitée pendant de longs mois, elle peint à l’aide d’un miroir placé au-dessus de son lit. Son reflet lui sert de modèle et son art lui permet de surmonter les souffrances liées à son handicap.


Des objets précieux pour une exposition exceptionnelle

Tous ces objets : tenues, lettres et bijoux enclos dans des débarras et des armoires, ont été découverts en 2004, soit cinquante ans après la mort de l'artiste en 1954. 

On retrouve les vêtements de sa collection comme le célèbre resplandor, une coiffe en dentelle portée par les femmes de la société matriarcale de l’isthme de la région de Tehuantepec dans le sud du Mexique, qu'elle arbore elle-même sur un autoportrait, des vêtements colorés comme les enaguas et les holanes, des jupes longues à volants ou des rebozos, les châles traditionnels mexicains. 

Des perles de jade précolombiennes que Frida enfilait sont exposées aux côtés de corsets et prothèses que lui imposait son handicap et qu’elle a peints à la main.


Côté cosmétique, on trouve le crayon à sourcils Ebony, toujours dans son emballage d’origine, que l'artiste utilisait pour accentuer son emblématique monosourcil, ainsi que son rouge à lèvres préféré Everything’s Rosy de Revlon. Ses fards aux couleurs vives illuminent les célèbres portraits du photographe Nickolas Muray, où l’on reconnaît certains des vêtements exposés.



On verra également ses prothèses et corsets, peints et décorés, tels que Frida les portait au quotidien.




Frida Kahlo : Making Her Self Up, au Musée Victoria & Albert, musée d’art et design à Londres, du 16 juin au 4 novembre 2018.